Rapport de l’ASGI, rédigé par Giacomo Ciarniello sous la supervision du projet Sciabaca&Oruka, sur la traite des femmes de la Côte d’Ivoire à la Tunisie et le rôle des politiques européennes d’externalisation
Le nombre de personnes, notamment de femmes, arrivant en Italie depuis la Côte d’Ivoire via la Tunisie a considérablement augmenté ces dernières années. Depuis 2019, l’Organisation internationale pour les migrations a signalé une corrélation entre cette augmentation des femmes en provenance de la Côte d’Ivoire et les cas de traite et d’exploitation sévère.
Ce rapport analyse la situation des droits des femmes en Côte d’Ivoire (chapitre 2) et en Tunisie (chapitre 4), ainsi que la dynamique des routes migratoires entre les deux pays (chapitre 3). Dans les deux pays, on observe un écart significatif entre les droits théoriques et la réalité pratique, marquée par diverses formes de violence basée sur le genre et de violations des droits humains, qui contribuent largement à exposer les femmes aux risques de traite. Le rapport met également en lumière le manque de système efficace en Côte d’Ivoire et en Tunisie pour protéger les victimes de la traite sur leur territoire.
Ce rapport vise à être un outil précieux pour comprendre le contexte dans lequel s’inscrivent et agissent les politiques européennes d’externalisation, lesquelles, malheureusement, augmentent le risque pour les femmes en les exposant aux dynamiques violentes des réseaux de trafiquants et des acteurs institutionnels.

